Regroupement Pédagogique Intercommunal

de Llauro, Tordères, Montauriol et Caixas

Les écoles de Llauro et Tordères sont réunies en Regroupement Pédagogique Intercommunal depuis plus de dix ans et accueillent des enfants de Caixas, Montauriol, Tordères et Llauro.

C’est l’Education Nationale, par le biais de l’Inspection Académique des Pyrénées-Orientales, qui gère l’organisation pédagogique, les enseignements dispensés et le personnel enseignant, soit quatre enseignantes au total : Mme Doppler, directrice, en poste à Tordères, Mmes Pinéda, Stabat et Iscla, en poste à Llauro.

Par contre, tout ce qui concerne les bâtiments scolaires ou périscolaires, leur entretien, ainsi que le personnel chargé du nettoyage, de la garderie et de la surveillance du bus et de la cantine, sont à la charge des communes qui en assument la gestion à travers un syndicat intercommunal, Aspresivos, regroupant les quatre communes du RPI. Roger Tourné, maire de Llauro, en est le président, et  Maya Lesné, maire de Tordères, la vice-présidente (il est à noter qu’aucun des deux ne touche d’indemnités pour assumer sa fonction).

Enfin, le transport est assuré par les services du Conseil Général des Pyrénées-Orientales.


Retour à la semaine de quatre jours

  Suite à la parution du décret du 28 juin 2017 assouplissant la réforme des rythmes scolaires et autorisant, par dérogation, le retour des écoles à la semaine de quatre jours, les élus de la Communauté de Communes des Aspres ont dû faire face à une importante pression. La majorité d’entre eux s’est calquée sur le choix des conseils d’école et, comme 83% des communes du département, a décidé de demander une dérogation pour revenir à la semaine de quatre jours, sans mercredi matin travaillé, dès la rentrée 2017-2018.

  Par un courrier daté du 13 juillet, M. le DASEN autorise le RPI Llauro, Tordères, Montauriol, Caixas, à repasser à la semaine de 4 jours.

 

Horaires pour l’école :

- de Tordères : 8h40-11h40, 13h30-16h30, les lundi, mardi, jeudi et vendredi.

- de Llauro : 8h45-11h45, 13h45-16h45, les lundi, mardi, jeudi et vendredi.

 Nota bene : il n’y a plus cours le mercredi mais les centres d’accueil de loisirs sont ouverts à tous les enfants de la Communauté de Communes des Aspres. Renseignements au 04.68.53.73.63.

 

  Par voie de conséquence, cette nouvelle organisation entraîne inéluctablement la suppression des TAP (Temps d’Activité Périscolaire) sur l’ensemble de notre territoire.

 

  Ainsi s’achèvent donc trois années d’une réforme des rythmes scolaires née dans la douleur puisqu’elle a, avant même son entrée en vigueur, suscitée de nombreuses et vives critiques, tant de la part des syndicats enseignants que de celle des fédérations de parents d’élèves et des associations d’élus. Cette réforme n’était certes pas sans poser de difficultés en termes de financement, d’embauches, de locaux, etc., mais, dépassant les doutes et les inquiétudes, les élus et les services administratifs se sont attelés à la tâche et ont mis en place, en partenariat avec la Ligue de l’Enseignement, des TAP de grande qualité, largement salués par la Préfète de l’époque, les services de l’Education Nationale et ceux du Ministère de la Cohésion Sociale.

 

  Ce qui, en 2013, était apparu à chacun comme un coup de massue, s’est transformé, au fil des mois et des années, en une belle aventure. Plus de 1500 écoliers, répartis dans 18 écoles de la Communauté de Communes, ont ainsi pu goûter aux joies de TAP gratuits et entièrement pris en charge par la collectivité.

 

  Par-delà la qualité du Projet Educatif de Territoire (PEdT) qui en organisait les grandes lignes, et leur gratuité, le succès de ces TAP (près de 75% de participation ! – à Tordères, plus de 90%) est largement lié à l’embauche pérenne d’animateurs et de directeurs compétents, régulièrement formés tout au long de l’année. Plus que des animateurs, ils ont été des passeurs de connaissances, de découvertes, d’apprentissage du vivre-ensemble et du b.a.-ba de la citoyenneté, des sentinelles qui auront donné aux enfants le goût de l’humanisme, de la générosité, de la rencontre et de l’attention aux autres. Ils leur ont transmis de précieuses clés pour mieux comprendre leur environnement, leur patrimoine, leurs différences et leurs multiplicités qui forment leurs richesses, et les ont encouragés à prendre la parole, soufflant sur la moindre petite étincelle d’intérêt pour qu’elle se mue en passion, transmettant des valeurs qui les aideront à s’épanouir et à se construire et, gage de toute réussite, ils leur ont surtout permis de rire et de rêver à leur guise ! Qu’ils soient ici vivement remerciés pour leur engagement et leur enthousiasme. Et que les parents et les enfants se rassurent, une partie des animateurs des TAP poursuivra sa mission dans les accueils de loisirs de la Communauté de Communes, ouverts pendant les vacances et, au cours de l’année scolaire, chaque mercredi.

 

Pour plus d’informations sur les horaires des écoles dans les différentes communes du département, veuillez consulter l’application ENRYSCO sur le site du ministère de l’Education Nationale : www.education.gouv.fr/rythmes-scolaires


Effectifs et répartition des classes

  L’Inspection Académique a tranché au sujet de la répartition des classes dans les écoles du Regroupement Pédagogique Intercommunal Llauro-Tordères-Montauriol-Caixas, et il a arrêté l’organisation pédagogique suivante pour l’année scolaire 2017-2018 :

- Llauro : Classe Maternelle (5 enfants en petite section, 7 en moyenne section, 11 en grande section), soit 23 élèves / Classe 1 (10 CP et 6 CE2), soit 16 élèves.

- Tordères : Classe 2 (3 CE1, 7 CM1, 3 CM2), soit 13 élèves.

 

  A ce jour, 52 enfants sont donc inscrits dans nos écoles (dont deux ou trois susceptibles de partir en cours d’année). On observe donc une baisse des effectifs non négligeables. Pourtant, le nombre d’enfants habitant nos quatre communes n’est, quant à lui, pas en baisse, mais un certains nombres d’entre eux s’inscrivent dans d’autres écoles du canton. Il n’y aura, par exemple, plus qu’un seul enfant de Caixas inscrit dans notre RPI, cette année, lors même qu’on en retrouve à Fourques et à Thuir. La suppression de la carte scolaire engendre ce type de phénomène, mais cette « hémorragie », commencée il y a trois ans, doit s’arrêter car elle met en péril nos écoles. En effet, M. l’Inspecteur d’Académie a souligné qu’un effectif inférieur à 48 enfants entraînerait irrémédiablement une fermeture de classe. Il est de notre responsabilité commune, enseignants, parents et élus, que tous les efforts soient faits pour défendre nos écoles.


Inscription des enfants dans les écoles

Les parents désirant inscrire leur(s) enfant(s) pour la rentrée scolaire prochaine doivent dans un premier temps se présenter à la mairie de Llauro munis :

- d’un justificatif de domicile (facture EDF, Eau, téléphone, etc.)

- du livret de famille

- du carnet de santé (à jour des vaccins DTP et BCG)

- d’un certificat d’aptitude délivré par le médecin (pour les premières inscriptions)

- d’un certificat de radiation si l’enfant était scolarisé dans une autre école

Un certificat d’inscription vous sera alors remis avec lequel vous pourrez prendre rendez-vous avec les institutrices concernées.

 

Renseignement à la mairie de Llauro, au 04.68.39.40.22..


Budget alloué à la scolarité des enfants

  Une part croissante des budgets communaux est dédiée à la scolarité des enfants.

  Dans notre RPI, le coût de la scolarisation par enfant et par année, à la charge de chacune des quatre communes pour ses enfants respectifs, oscille entre 800 et 900€ selon les années. Dans beaucoup d'autres communes de notre canton, le coût par élève est moins élevé (de 600 à 800€). Cela tient en partie au fait que ces communes n'ont à gérer qu'une seule structure et non deux comme c'est le cas d'Aspresivos. La double structure est parfois synonyme de multiplication des dépenses, ne serait-ce qu'en matière d'abonnements (eau, électricité, téléphone, etc.) ou de matériel (deux photocopieuses à louer au lieu d'une, etc.).

  Par ailleurs, même si la norme actuelle en matière de garderie permet toutes les absurdités (on a vu dans certaines communes françaises jusqu'à 50 enfants par dame de service, les élus ont décidé, en accord avec les enseignantes et les parents d'élèves, d'encadrer le plus sûrement possible les écoliers. Aussi, quatre salariées se consacrent-elles à cet encadrement : Denise Benchetrit (titulaire faisant fonction d'ATSEM, agent spécialisé des écoles maternelles, à raison de 28 heures par semaine), Charlotte Martin (salariée en Contrat d'Accompagnement dans l'Emploi, assurant la surveillance de la cantine et du bus, la garderie du midi et celle du soir, ainsi que le ménage de l'école de Tordères, à raison de 20 heures par semaine), Charlène Alba (embauchée en Contrat d'Avenir, assurant la surveillance de la cantine et du bus, la garderie du matin et celle du midi, ainsi que le ménage de l'école de Laluro, à raison de 24 heures par semaine), et enfin, de façon plus ponctuelle, Isabel de Lima Machado (salariée en Contrat à Durée Déterminée, assurant la surveillance de la cantine, 2 heures par jour).

  De cette façon, les enfants bénéficient d'une bonne surveillance et évoluent dans des lieux propres et bien entretenus (les dames de service assumant le ménage tandis que les employés municipaux de Tordères et de Llauro se chargent d'assurer les petites et les grosses réparations propres aux bâtiments qui, rappelons-le, sont communaux).

 

  Sur les 800 à 900€ de charges liées à la scolarité de chaque enfant, 70€ sont consacrés aux fournitures scolaires (ce qui allège d’autant les familles et respecte les principes républicains d’égalité et d’équité – chacun ayant le même cahier, le même stylo, le même livre, etc.), 10€ au  livre de Noël (choisi par les enseignantes) et 30€ par enfant sont alloués à la coopérative scolaire afin que les écoliers puissent bénéficier de sorties, d’expositions, de rencontres ou d’activités supplémentaires. Une année sur deux, les communes prennent également en charge une large partie des frais des classes vertes, de mer ou de neige.


Cantine scolaire

  Pendant de nombreuses, la cantine a été entièrement assurée par les services de l’ESAT le Mona, à Tordères, et recevait plus de quarante demi-pensionnaires sur la soixantaine d’élèves des écoles.

  Marie Maffrand, présidente de Sésame Autisme, est largement à l’origine de ce choix. Elle n’a jamais cessé d’insister sur la nécessité pour le centre d’avoir un rayonnement social et d’être en lien avec les habitants de la commune. Cette volonté, assumée depuis bientôt dix ans, a provoqué une formidable rencontre entre enfants et autistes, développant de part et d’autre les notions de tolérance, d’ouverture et de respect de l’autre dans ses différences. Au-delà de cet aspect social, les enfants ont pu ainsi bénéficier de repas chauds, cuisinés sur place avec des produits frais et locaux (ce qui n’est pas le cas de la plupart des écoles du département qui sont soumises à « la chaîne du froid », avec des repas fabriqués en usine et réchauffés à la dernière minute).

 

  Si cette formule fonctionne bien pour les enfants de l’école de Tordères qui arrivent en cinq minutes au restaurant, elle a trouvé ses limites avec ceux de l’école de Llauro, notamment les plus petits d’entre eux, qui multipliaient le temps passé dans les transports. Aussi, d’un commun accord entre les élus des quatre communes, dès lors qu’un Bistrot de Pays (assurant la restauration) allait voir le jour à Llauro, il a paru naturel que les enfants de l’école de Llauro s’y restaurent.

  Toutes les normes exigées pour l’accueil d’enfants ont donc été prises en compte dans la conception de ce restaurant et la mise en service du restaurant scolaire s'est faite en décembre 2013.

  Pour s'y restaurer, les enfants n'ont que quelques mètres à parcourir et sont accueillis dans des conditions au moins aussi confortables que celles de l’ESAT, et au même coût. On épargne ainsi aux enfants le stress du départ en bus ainsi que les risques et la fatigue qu’engendre le transport, ils auront maintenant plus de temps pour profiter de la pause méridienne et se détendre à la fin du repas.